By any Means (2013)

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Après Luther, Blackout ou encore The Fall, nos amis d’outre-manche nous proposent (encore) une nouvelle série supra quali : By any Means.

Diffusée sur l’antenne de la BBC ONE  depuis le 22 Septembre dernier, le niveau est tellement bon qu’on a adhéré tout de suite et pas qu’un peu ! Créée par Tony Jordan, elle nous entraîne au cœur des enquêtes d’une équipe de flics pas comme les autres. L’action prend ses quartiers à Londres et la team est conduite par l’imperceptible Jack Quinn. Ce dernier prend ses ordres de mission auprès d’Helen Barlow, une ravissante et énigmatique quinqua dont on ne sait rien. Est-elle flic, avocate, juge ? Tout ce que l’on sait c’est qu’elle a accès à pléthore d’infos sur les cibles à traquer et qu’elle a en horreur l’injustice. Pour réparer ces iniquités, elle briefe ainsi Jack sur des criminels ayant réussi à échapper aux filets de la justice britannique, souvent à cause de bonnes relations, de conflits d’influence ou encore grâce à un portefeuille trop bien garni.

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La team de Jack se compose de 3 autres membres, respectivement spécialisés dans des domaines de compétences bien distincts. On commence par Thomas « Tom Tom » Tomkins qui n’est pas spécialiste du GPS comme son surnom pourrait le connoter. Il est plutôt le geek de la team qui maîtrise toutes les technologies et est capable de tout tant qu’il est devant son ordi. On l’apprécie d’ailleurs beaucoup pour sa personnalité décalée et tellement second degré que ses vannes tombent (souvent) à plat.

Ensuite, il y a la jolie Jessica Jones, véritable caméléon, qui n’hésite pas à jouer de ses charmes pour infiltrer les lieux les plus impénétrables et revêtir n’importe quelle personnalité. Cette dernière est souvent l’objet des fantasmes masculins et s’en amuse beaucoup notamment parce qu’elle est gay.

La dernière recrue est Charlie O’Brien, le beau gosse sportif qui utilise ses aptitudes physiques dès que cela est nécessaire et prendre des macarons dans la trogne à la place des autres. Jack, en plus d’être le leader est aussi le cerveau de leurs opérations. Il a cette capacité hors norme de pouvoir concevoir un plan d’action ultra élaboré en 20 secondes et se sent comme un poisson dans l’eau en toute situation. Il pratique l’humour cynique et adore faire des petits coup de p*tes aussi bien à ses partenaires qu’à ses cibles.

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« By Any Means » nous offre ainsi un show prodiguant un zeste d’humour britannique, de flegme, de cynisme, d’humour décalé et pas mal d’action. Les acteurs y sont brillants et jouent avec un naturel déconcertant, particulièrement Warren Brown qui incarne Jack Quinn, et qui nous avait déjà estomaqué avec son jeu dramatique dans les 4 premières saisons de Luther (il y jouait Justin Ripley).

On salue également et surtout la richesse scénaristique qui nous propose chaque semaine des cas de figures plus alambiqués les uns que les autres. Les dialoguistes font également un superbe boulot pour savoir nous perdre tout au long des épisodes mais tout en recoupant le tout à la fin et nous permettre de kiffer le génie de la supercherie montée par la Quinn team.

Tony Jordan a vraiment crée une superbe série, qui au passage semble être une très bonne copie UK de la série US Leverage. A noter que ce n’est pas un débutant en la matière car il avait déjà excellé sur Hustle, autre show UK de 8 saisons sur la même thématique (à croire qu’on ne change pas une équipe qui gagne). « By Any Means » est donc un excellent divertissement qui a déjà rencontré son succès public et critique aux UK au point que la saison a été confirmée pour aller au bout de ses 6 épisodes prévus et aussi validée pour une 2nde saison.

Et pour le plaisir des yeux, tu reprendras bien un p’tit trailer ?!

Résolument, faut vraiment que « God save the Queen »… ou plutôt ces créateurs de séries qui cartonnent !

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